Transvaluation

Il y a une continuité idéologique, par Paul et Rousseau, entre le judaïsme, le christianisme et l’humanisme. C’est pourquoi j’ai tant de mal avec un humanisme qui n’est en fait que la laïcisation du judéo-christianisme et qui n’est qu’un spécisme gonflé d’orgueil. Valeur ou contrevaleur ? C’est un peu comme pour le travail. Évidemment comme l’écrit Van Der Meersch dans « Invasion 14 », je vois bien, pour le vivre tous les jours, que « le travail absorbe et distrait, qu’il est la source miraculeuse d’oubli et de joie, le remède unique à toutes les misères morales » ; et que les addictions les plus problématiques sont le fruit de l’inactivité et de la vacuité de l’âme. Mais quand travail rime avec subordination et exploitation, est-ce encore une valeur ?

Valeur ou contrevaleur ? On se souvient du détournement de cette formule d’Heinrich Beta que les nazis avaient inscrite au portail d’entrée du camp d’Auschwitz : « Le travail rend libre ». C’est bien le travail consenti, responsable, qui rend libre en permettant à l’homme de se réaliser. Pas le « travail irresponsable », pour reprendre ce concept fort du philosophe américain Matthew B. Crawford.

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